Ville de Billere

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1914

SOUVENEZ-VOUS

Tout à commencé par l’assassinat de l’archiduc héritier d’Autriche et de son épouse à Sarajevo le 28 juin 1914. La mort de François Ferdinand et de Sophie de Hohenberg, par un jeune étudiant bosniaque du nom de Princip, va entrainer du fait des alliances entre les différents pays, un conflit généralisé, puis mondial.

  • Mobilisation générale en France 1er  Aout 1914
  • Les troupes se portent à la frontière de Lorraine, du 19 au 23 /8 échec de l’offensive Française.
  • Depuis le 2 Août les allemands passent par la Belgique, Pays pourtant neutre.
  • 21-24/8 défaite Franco-Anglaise de Charleroi et Mons en Belgique. Nos troupes reculent, cette retraite s’éternise pendant 15 jours.
  • Le 5 septembre un message de Joffre impose « aux armées de ne plus regarder en arrière mais de regarder en avant, d’attaquer et refouler l’ennemi coûte que coûte, aucune défaillance ne sera tolérée. »
  • C’est la première bataille de la Marne avec l’épisode des « Taxis de la Marne », troupes de Paris amenées en renfort avec les taxis parisiens réquisitionnés sous les ordres de Galliéni.
  • De septembre à Novembre les belligérants recherchent la décision par une série de tentatives d’enveloppement mutuelles vers l’Ouest puis vers le Nord, ces combats seront appelés « la Course à la mer »
  • Le front se stabilisera de la mer du Nord à la Suisse, les troupes s’enterrent, le conflit s’enlise ce sera la « Guerre des Tranchées »
  • Ainsi s’achève toute velléité de guerre de mouvement, le front ne variera plus de manière sensible. Les offensives qui seront menées toujours dans le but d’enfoncer les lignes ennemies seront très coûteuses en Hommes et en matériel, pour des gains de terrains et de succès limités.

 

Pour la France l’Ordre de Mobilisation générale date du 1er  Aout 1914, le tocsin à résonné jusque dans le plus petit village, tous sont concernés, les hommes valides doivent se rendre dans les centres de recrutement les plus proches.  En 1914, le département des Basses Pyrénées est rattaché à la 18°Région militaire de Bordeaux, avec ses subdivisions de Bayonne et Pau. Les unités d’active (les appelés) sont respectivement le 18° RI à Pau et le  49 ° RI à Bayonne, tandis que les unités de réserve (hommes de moins de 35 ans ayant accomplis le service militaire) sont le 218° RI et le 249 ° RI. Les unités de la Territoriale (hommes de plus de 35 ans) forment le 142° RIT à Bayonne et le  143° RIT à Pau. La 36° division d’infanterie comprenait, le 18° RI, le 49° RI, le 12° RI (de Tarbes), le 34° RI (de Mont de Marsan), et le 14°RAC de Tarbes (Régiment d’Artillerie de Campagne) lui était associé.

Par ailleurs c’est à de robustes, Pyrénéens, Béarnais, Gascons, Languedociens et Ariègeois que la France confia le drapeau du 283 ° Régiment d’Infanterie. Le 12 Août 1914 le régiment quittait Saint Gaudens aux acclamations de la population, il gagnait ensuite par étapes Sivry-la-Perche dans la région de Verdun Il recevait comme première mission d’arrêter sur le Plateau d’Eton , une attaque ennemie visant les garnisons de METZ et de THIONVILLE. Son baptême du feu devait y être très dur, soumis à un bombardement intense d’obus de gros calibre durant tout l’après midi du 24 août, il défendit toute la soirée par une lutte acharnée la gare de Donmarie-Baroncourt , qui d’abord évacuée fut reprise à la baïonnette. A la tombée de la nuit, sous la menace d’un enveloppement et en luttant pied à pied, il réussit à se dégager en glissant entre les pinces de la tenaille qui se fermait sur lui. « le 283° RI était décimé, outre son colonel blessé, les pertes enregistrées : presque tous les commandants de Compagnie, et les chefs de Section, 850 hommes de troupes sont morts au combat ce jour là, ils étaient 2108 au départ.

Parmi eux les Billèrois :
BONNEMAZON Eugène  né le 11 février 1884 à Gelos (Charretier) 30 ans.
CAZANAVE Henri   né le 24 août 1885 à Bugnein (Garçon de chai) 29 ans.
POEYARRE Paul   né le 20 septembre 1883 à Billère décédé 4 jours plus tard des suites de ses blessures. (31 ans)

Le 18° RI avait quitté PAU le 6 Août 1914 avec 57 officiers, dont 4 médecins, et 3326 hommes de troupes et gradés, sous le commandement du Colonel GLOXIN. Il participe à la bataille de CHARLEROI le 24 août, le 29 à celle de Guise, et du 5 au 12 septembre Bataille de la Marne, combats de Marchais en Brie  et de Ville aux  Bois. Le 18° RI gagne sa première citation à l’ordre de l’armée « à enlevé brillamment par une attaque de nuit, à la baïonnette, un village puissamment fortifié » (Marchais en Brie le 8 septembre). Le 16 septembre notre Billèrois du 18° RI MINVIELLE-DEBAT Jean Louis  né le 24 Janvier 1888 à Billère (Ferblantier) est porté disparu sur le champ de bataille de la Ville aux Bois. (26 ans). Anecdote : ce dernier ne figure pas sur la liste du monument aux morts de la Commune mais sur la plaque dédiée aux morts de 1914 1918 dans l’église Saint Laurent.

Le 19 septembre lorsque le 18° est relevé il a perdu en 3 jours 1477 hommes (gradés, soldats, tués, blessés ou disparus). (Historique du 18° RI)
Le 20 septembre les Allemands reprenaient l’offensive sur les Hauts de Meuse et sur Saint Mihiel. Le 283 ° Ri reçut pour mission d’arrêter leur marche d’abord dans la région de Saint Rémy , puis dans la Forêt  de la montagne,  vers la Côte  des Bœufs.
Le 23 septembre : CAMEBRACQ Jean  né le 8 avril 1881 à Billère (Journalier) était porté tué à l’ennemi à Saint Rémy  (Meuse) (33 ans)

 Le 143° Régiment d’Infanterie Territoriale (RIT) s’est mobilisé à PAU du 4 au 8 août 1914. Il est constitué d’hommes de 34 à 49 ans considérés comme trop âgés et pas assez entrainés pour intégrer un régiment de 1ere ligne d’active ou de réserve. Les Territoriaux ou « pépères »   sont chargés des différents services de Garde, du creusement ou de la réfection des tranchées.

Tiré du Journal de Marche du 143° RIT les 15,16 et 17 octobre 1914 :
« le régiment s’occupe du perfectionnement des travaux de défense des tranchées aux abords d’Annequin et de Noyelles. Le 16 octobre pendant les travaux le régiment enregistre les pertes suivantes 4 blessés  par éclats d’obus. (les noms suivent). Le 17  octobre les pertes consignées sont 6 Morts et 9 blessés toujours par éclats d’obus, et parmi les noms on relève :» 
LAPRADE Pierre  né le 29 décembre 1876 à Billère (Cultivateur).  Décédé le 17 octobre 1914 à Noyelles-Annequin (Nord). Tué à l’ennemi. (38 ans

Le 212 ° RI constitué à Tarbes les 12 et 13 Août 1914, prend ensuite la direction de NANCY par chemin de fer et après péripéties arrive à destination le 15 août.

Le 21 Novembre ordre est donné de faire le lendemain une démonstration sur ABONCOURT suivie d’un coup de main sur cette localité pour y faire si possible des prisonniers. La 20° et la 22° compagnie franchissent la Seille à 7 h. Elles sont prises sous un feu assez violent et poursuivent leur mission. A 9h Aboncourt est pris l’ennemi se replie, en laissant 2 morts et 5 prisonniers. Les Compagnies rentrent dans nos lignes. L’opération à couté 5 tués et 33 blessés, et parmi ces derniers :
DESCOMS Jean  né le 6 avril 1885 à Pau (Cultivateur). Décédé le 22 novembre 1914 à l’hôpital des Beaux Arts de Nancy des suites de ses blessures de guerre. (29 ans)

 

à suivre...

Gérard Martin
André Plantier
Jean-Pierre Raulo

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