Ville de Billere

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1916

  • 28 Janvier  Offensive allemande en Artois
  • 21 Février Début de l’offensive Allemande sur Verdun
  • 25 Février Prise du fort de Douaumont par les Allemands
  • 02  Mars  Pétain arrête son plan de défense de Verdun et organise son ravitaillement par la « Voie Sacrée »
  • 01er   Juillet Début de l’offensive alliée sur la Somme
  • 24 Octobre Les troupes françaises reprennent le fort de Douaumont
  • 18 Novembre  Fin de l’offensive de la Somme
  • 12 Décembre  Joffre, honoré du titre de Maréchal de France est remplacé par le Général Nivelle à la tête des armées Françaises.

« Historiquement 1916 reste dans la mémoire collective l’année de VERDUN, tant chez les Français que chez les Allemands. Cette bataille est le symbole de l’incroyable ténacité dont fit preuve le soldat français, de février à mai 1916, en ne lâchant qu’un peu de terrain sans jamais céder à la panique. Puis en reprenant le terrain perdu de juin à décembre dans des conditions de survie qu’aucun esprit humain n’aurait pu imaginer, qu’aucun soldat jusqu’alors n’avait jamais vécu.

La seconde raison c’est que presque tous les Régiments d’Infanterie ont « fait » Verdun. Le système, appelé le tourniquet, relèves et rotation rapide des unités, deux , trois jours maximum en première ligne, au-delà de 3 jours un régiment aurait totalement fondu dans la fournaise. La bataille de Verdun sonne comme une victoire, même s’il s’agit d’une victoire défensive. » (Tiré du livre « Avant l’oubli. . » de Joël ROCAFORT

Entre temps :

Le 237 ° R I a été formé à Troyes d’où il rejoint le front le 8 août 1914.
Le 30 Janvier 1916 il occupe les tranchées « Mouillot-Schuler » de « Saligner de Boissy » du « Bois de la Folie » près de Neuville Saint Vaast.
Le 31 Janvier le régiment est attaqué de 3 cotés, à coup de pétards, de torpilles et d’obus de 105. Les attaques ennemies sont vigoureusement repoussées, mais en fin de journée on dénombre 10 tués, 24 blessés et 3 officiers blessés.

 Dont  NAVARRE Pierre Maurice 2° classe, venant du 123° RI, le 14 février 1915, né le 15 janvier 1878  à Pau (il venait d’avoir 38 ans) décédé le 31 Janvier 1916, au Bois Folie, cote 140, près de Neuville Saint Vaast. Il est inhumé au cimetière Lamotte à Mont Saint Eloi.

 Le 3° RIC (Régiment d’Infanterie Coloniale) se trouve lui sur le front d’Orient, et plus précisément sur le PROVENCE II, cet ex-Paquebot transformé en croiseur auxiliaire, et affecté aux transports de troupe sur le front d’Orient. Le 23 février 1916 il quitte Toulon avec a son bord 1555 hommes du 3°RIC et 1000 hommes environ du 372° RI.

Le 26 Février à 15 h une torpille lancée par un sous-marin allemand explose à hauteur du mat arrière. 150 soldat sont noyés dans la cale 3, le Commandant ordonne l’évacuation, mais les moyens sont insuffisants maxi 1350 hommes, or ils sont 2450 à bord. Quelques minutes après le bateau coule, l’avant dressé vers le ciel. Le lendemain à l’aube les survivants dont beaucoup ont succombé durant la nuit, sont repêchés par la Royal Navy. Plus de 1100 marins et soldats ont disparus.
On ne sut que plus tard après la guerre le nom du sous-marin qui avait torpillé le PROVENCE II, l’U BOAT 35 commandé par Lothar von Arnauld de la Périnière.

Parmi les soldats du 3° RIC beaucoup de Basques et de Béarnais, notamment : CHEVREAU Jean Amédée Auguste, 2° classe, 29 ans, né le 3/4/1887 à Asson, décédé le 26 février 1916 dans le naufrage du PROVENCE II, HOURQUET Jean,  Sous Lieutenant, 40 ans, né le 5 octobre 1876 à PAU décédé le 26 février 1916 dans le naufrage du PROVENCE II

Ces deux morts ne figurent pas sur la liste du monument aux morts, mais dans la liste des morts dans l’église Saint Laurent.

Les recherches on fait découvrir un autre béarnais homonyme d’un Billérois. BELLEHIGUE Jean Baptiste 35 ans, né le 27 Février 1881 à LAA MONDRANS canton de Lagor (décédé la veille de son anniversaire.) dans le naufrage du PROVENCE II.

Le 273° R I  a été constitué à Béthune, il reçoit des Réservistes tous « des gars du Nord » et mineurs en grand nombre. Il part pour le front le 10 Aout 1914.

Au mois de juillet 1916, après avoir participé à la bataille de Verdun (janvier-Février), on le retrouve dans la Bataille de la Somme dans les secteurs de VERMANDOLLIERS, Bois Etoile. L’attaque déclenchée par notre armée le 27 juillet, permet à notre 273° Ri de prendre possession des deux lieux cités plus haut. Pendant les 2 jours qui suivent il faut tenir à tout prix le terrain conquis. Toute la journée du 23 agitation et lutte à la grenade aux environs des barrages. Le 24 Juillet une double attaque allemande se produit, malgré la surprise causée par l’usage de liquides enflammés par les allemands, nos hommes repoussent l’ennemi à environ 10 mètres de nos anciennes positions. (JMO  du régiment) Du 20 au 24 Juillet l’état des pertes est le suivant 3 officiers tués, 10 officiers Blessés et 600 hommes tués.

Parmi les tués le Sergent LABORDE de LASSANSSAA et le Caporal HYPPOLITE. (cités dans le Journal de Marche du Régiment) LABORDE de LASSANSSAA né le 4 août 1879 à Champigny sur Marne 37 ans, sergent décédé le 23 juillet 1916 au Bois Etoile (Somme) tué àl’ennemi. Inhumé à Soyecourt (Somme). Sa fiche matricule N° 547 de Poitiers, nous apprend que ce brave de la classe 1899 s’est d’abord engagé volontaire pour 3 ans, puis pour 5 ans en 1902. Démobilisé en décembre 1907 il se retire à Billère, avec la médaille Coloniale agraphe Afrique Occidentale Française. Rappelé à l’active lors de la mobilisation générale d’août 1914, il est versé au 18 RI de Pau, passé au 310° Ri le 15 mars 1916 puis au 273° RI le 1er  juin 1916 en temps que Sergent. C’est le parcours d’un « baroudeur » car sa fiche mentionne aussi qu’en 1910 il réside à PNON PENH (Saïgon) Enfin toujours est-il que son avis de décès est transmis à Billère le 28 février 1917.

Le 344° RI dont le casernement est situé à Bordeaux, se trouve en début septembre 1916 à la bataille de VERDUN, plus particulièrement vers « Bois Vaux Chapitre » «  Fleury » et « Douaumont ». Depuis une vingtaine de jours la bataille fait rage, plus de tranchées (françaises ou allemandes), que des trous d’obus, le ravitaillement est quasi impossible. Les mitrailleuses ennemies interdisent à quiconque de lever la tête, vivants et morts doivent coucher cote à cote. L’adversaire a l’avantage d’une position et d’une artillerie formidable. Le 3 septembre l’ennemi essaie une fois de plus d’obtenir la décision qui lui échappe. Le 344°RI est attaqué par des forces très supérieures en nombre, pris à revers, écrasé sous un déluge de mitraille, déjà décimé par les pertes antérieures, il se fait hacher sur place plutôt que de reculer. Le  6 septembre le régiment est enfin relevé. Il a perdu 8 officiers, 169 hommes tués, 17 officiers et 629 hommes blessés, 10 officiers et 301 hommes portés disparus. (Historique du 344°RI)

 PEYROULET Clément, Prosper (Ferblantier) né le 25 Juin 1897 à PAU (19 ans) soldat au 344° RI décédé le 4 septembre 1916 devant Verdun (Meuse) tué à l’ennemi.  Engagé volontaire le 15 février 1915 à la Mairie de Pau.

Le 8° RI dont le casernement est situé en 1914 à Saint-Omer, Calais ou Boulogne, participe à la bataille de la Somme d’aout à octobre 1916. Du 12 au 19 septembre le régiment prend une part glorieuse aux combats victorieux de nos troupes, il mène une lutte incessante qui lui font s’emparer du bois d’Anderlu, des tranchées de l’Hôpital et du Trentin, ainsi que de la ferme Priez à l’ouest de COMBLES. Du 26 au 29 septembre il s’empare des tranchées de Morval et de Prilep aux abords de SAILLY-SAILLISEL (Somme)

Pendant ces deux périodes le 8° RI à perdu : Officiers 9 tués, 18 Blessés,  Hommes de troupe 210 tués, 842 blessés et 102 disparus. (Historique du 8° RI )

PIERRE Adrien né le 28 avril 1888 à Lons (Cultivateur) 2° Classe au 8° RI, mort le 13 septembre 1916 à COMBLES (Somme) à 28 ans.

 Le 73° R I à pour casernement en 1914 Béthune, Hesdin et Aire sur la Lys. En 1916 d’août à octobre il participe à la bataille de la Somme (Maurepas, Bois Louange, Combles, Bois Billion) « Le 26 septembre le moment est venu de faire tomber les défenses de Combles, à 3H 30 Deux pelotons sont envoyés en reconnaissance pour traverser Combles et tâcher de gagner la lisière Est. L’un deux rencontre une vive résistance et livre avec l’arrière garde allemande un combat sans quartier à la grenade. » Les pertes du régiment font état ;

 CASTRO Justin Alexandre, Caporal à la 3° compagnie, tué à l’ennemi le 25 septembre1916 à Maurepas, né le 5 décembre 1894 à Jurançon, maçon dans le civil, il avait 22 ans. (Fiches mémoire des hommes) «  est inscrit au tableau spécial de la Médaille Militaire à titre posthume : Excellent Caporal très brave au feu, tué glorieusement à son poste de combat le 25/9/1916, à Combles en accomplissant héroïquement son devoir. Croix de guerre étoile de vermeil » (nous précise sa fiche matricule). Ainsi que le fait qu’il avait été muté au 73°RI en mai 1915 et qu’il avait été nommé Caporal le 10 mars 1916.

 Anecdote  Il ne figure pas sur le monument aux morts de Billère mais sur la plaque à l’intérieur de l’église Saint Laurent. Énigme donc car il figure sur le monument aux morts de Jurançon ?? La fiche Mémoire des Hommes spécifie, elle, que l’avis de décès du 5 mars 1917 à été adressée à PAU.   Mystère.

 Le RICM Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc, se trouve en décembre 1916 dans le secteur de Verdun et précisément le 15 décembre en attaque dans le secteur de LOUVREMONT qu’elle doit conquérir. « Dans la matinée nos troupes ne semblent éprouver que peu de résistance et entrent à Louvremont. Puis l’ennemi par ses mitrailleuses et un bombardement intensif rendent les communications avec Louvremont très difficiles de jour.

Pertes du régiment :  Tués 8 Sous Officiers et 42 soldats, Blessés 27 sous officiers et 206 soldats Disparus  2 sous officiers et 97 soldats »  (Historique du Régiment)Dont : BARRIO Joseph (employé de commerce) né 11 Février 1897 à Billère. Tué à l’ennemi le 15 décembre 1916 en avant du village de Louvremont (Meuse) 2° classe au RCIM. Il avait 19 ans.

 

à suivre...

Gérard Martin
André Plantiier
Jean-Michel Raulo

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